| « "It’s the crack of coding." | Avalon et l'évolution des Interfaces Homme-Machine » |
de retour du Symposium DNG 2005
Bien, je croyais pouvoir lire toutes les réactions suite à la journée d'hier mais je vois que je suis le premier.
Alors je me lance.
Commençons par les sujets qui fâchent : la logistique a cette fois montré ces faiblesses. L’espace Pierre Cardin est certes coquet et quelque part prestigieux (dans l’esprit de ces salles de cinéma ou théâtres parisiens), il s’est avéré un peut étriqué pour les peut être 900 participants aux sessions.
Embouteillage aux toilettes et aux buffets, absence de tablettes pour prendre des notes, même pas une petite bouteille d’eau pour se désaltérer par participant, et un lunch à la limite du frugal. Bien sûr, tout cela est gratuit et il est toujours facile de critiquer. Mais disons que la logistique n’était pas suffisante pour la nombre de personnes attendues et c’est vraiment dommage.
Mais qu’est ce que toutes ces considérations bassement matérielles et d’estomac face au bonheur de partager le savoir et la connaissance.
Et c’est là que DNG ne déçoit pas.
Tout est critiquable une fois de plus, mais là je prendrai la défense de mes coreligionnaires et l’intérêt de cette journée tient dans la cohérence de l’ensemble des présentations sur le thème qui m’a paru essentiel de la « software factory ».
Cette thème aurait d’ailleurs du être mis plus en avant dans la promotion faite autour de l’événement, tant il me parait essentiel.
La présentation de Samy m’a semblée lumineuse, il nous a rappelé les fondements de toute application programmée dans les règles de l’art. Sous un titre que certains ont du trouver un peu « bateau » voire galvaudé, il a fait bien plus que de la redite.
Ce martelage m’apparaît aujourd’hui nécessaire tant on s’aperçoit que ces pratiques que l’on croyait acquises ( ici le « N-tiers »), sont régulièrement ignorées, bafouées ou mal interprétées.
Derrière un concept qui semble lasser, il y a toujours plus à faire, toujours plus de pratiques pour venir compléter le modèle, toujours plus d’outils afin de faire mieux et plus vite. Je ne saurai trop vous conseiller de parcourir en profondeur son slide.
Même s’il s’agit là de fondamentalisme, je pense que la communauté ne se doit pas d’aller de l’avant en passant à chaque nouveau concept un coup d’effaceur sur les anciens.
Il y a une continuité à assurer et une logique dans le temps.
Comme cela a été dit : l’informatique n’est qu’une suite de répétitions.
On le voit avec l’introduction des langages fonctionnels dans le futur .Net v3.
Et finalement de s’apercevoir, avec les réponses de Bill Gates aux questions des intervenants, que l’informatique n’est qu’un long chemin qui cherche les réponses aux questions « fondamentales » par-dessus tout, ces questions qui ont été posées il y a près d’un siècle par les pères fondateurs: John Von Neumann et Alan Türing pour le « hommes de la machine » et les mathématiciens-«logiciens» comme Gödel et Alonzo Church (le lambda calcul c’est lui et donc C# v3 et Linq lui doivent tout).
Bill Gates a montré qu’il reste un visionnaire et c’est ce que j’apprécie chez le bonhomme derrière ses airs d’adolescent éberlué qu’il conserve à 50 ans et plus peut être.
Une phrase que j’ai retenue : « Design is progressing » faisant involontairement écho à la présentation sur DSL (présentation fort intéressante, j’espère que l’auditoire aura su faire preuve d’abstraction et comprendre à travers des exemples très concrets quelle était la puissance de ce langage de langage; merci à Jean Marc Prieur, je pense qu’il faudra en remettre encore beaucoup de couches pour que la sauce prenne «but keep the faith »).
Il a évoqué le fait que le métier du développement logiciel (génie logiciel donc) va inéluctablement évoluer, et même s’il a adoucit les angles, le temps où nous ne ferons plus de code au sens où nous l’entendons aujourd’hui, va bientôt arriver: « description is the future ».
Faire des applications ne sera plus qu’une pure question de design.
Il n’y a qu’à voir la façon de fabriquer une application aujourd’hui avec Avalon par exemple et regarder comment l’on programmait, ne serait qu’en C++, il y a 10 ans.
Entre la software factory et les DSL tools, tout va dans le même sens.
Un sens de progrès scientifique et d’ingénierie informatique dans lequel les vieux rêves de nos pères fondateurs, i.e. l’Intelligence Artificielle, vont pouvoir (re?)prendre leur place. Une place pragmatique. Même si cela nous parait encore irréaliste.
Pour Bill Gates en tout cas, c’est LA vision, et l’on peut apprécier qu’il l’ait soutenue sans relâche depuis ses premiers pas dans l’informatique.
Dommage enfin que l’auditoire n’ait pu lui poser de questions. Personnellement j’aurai posé la suivante : « quel est votre film de science fiction préféré » en espérant qu’il répondrait: « 2001, A Space Odyssey ».
1 commentaire
Ce qui m'a paru intéressant est la démo de JM Prieur, simple mais non triviale, qui permet d'avoir un retour "vrai" sur la démarche.